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Deodatie-Info-Gilou

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Déodatie : encore des tentatives d'escroqueries

Vous avez reçu un message (mail) d’une personne prétendant appartenir à la Brigade de Protection des Mineurs (BPM) ?

Ce message indique que vous vous êtes rendu coupable de plusieurs graves infractions à la loi (pédopornographie, pédophilie…) et vous informe que, sans réponse de votre part, votre dossier sera transmis aux autorités pour de possibles poursuites judiciaires ? Il mentionne également que l’affaire sera rendue publique en cas de non-réponse ? Pas de panique ! Il s’agit d’une tentative d’escroquerie qui vise à vous effrayer pour vous dérober de l’argent !

Depuis l’été 2020, Cybermalveillance.gouv.fr a identifié de nombreuses campagnes de messages d’escroquerie, toujours en cours, qui usurpent l’identité de la Police Nationale, de la Gendarmerie Nationale et, plus récemment, du service européen de Police, Europol, ou de l’organisation de police internationale, Interpol.

Cet article analyse cette menace et prodigue des conseils et des recommandations pour y faire face.

Voici deux exemples de ce type de message ci-dessous :

avec en pièce jointe :  

ou alors : 

 

. De quoi s’agit-il ?

Les internautes victimes de cette tentative d’escroquerie reçoivent un message d’une personne qui prétend appartenir à la Brigade de Protection des Mineurs (BPM). Cette personne se présente comme « Commissaire Divisionnaire, Chef de la BPM ». Pour crédibiliser la démarche et la légitimité du message reçu, il est mentionné le nom de différents cadres, fictifs ou existants, de la Police Nationale, de la Gendarmerie Nationale, voire du service européen de Police, Europol, dont l’identité est usurpée tels (voir encadré en fin d’article).

Ce message indique, qu’après enquête de la « Cyber-infiltration », l’internaute s’est rendu coupable de différentes infractions sur des mineurs : pédopornographie, pédophilie, exhibitionnisme, cyber pornographie, trafic sexuel. L’escroc adopte par la suite un discours juridique en mentionnant les circonstances aggravantes relatives aux prétendus faits retenus à l’encontre de la victime et affirme disposer de preuves des infractions. La victime est menacée de poursuites judiciaires si elle ne répond pas au message dans un délai de 72 heures.

Son dossier sera alors transmis au « Procureur adjoint du tribunal de grande instance de Créteil », spécialisé dans le domaine de la cybercriminalité. Là encore, toujours dans le but de crédibiliser la démarche frauduleuse, l’identité de différents cadres appartenant au ministère de la Justice, existants ou fictifs, est usurpée (voir encadré en fin d’article).

L’escroc indique également que la victime se verra établir un mandat d’arrêt à son encontre, qu’elle sera fichée comme « délinquant sexuel » et que le dossier sera transmis à des « chaînes de télévision nationales d’information » afin que les proches de la victime soient informés de ses soi-disant agissements.

Dans certains cas rapportés, et toujours dans le but de crédibiliser l’escroquerie, le message mentionne la prétendue adresse IP de la machine de la victime (une adresse IP est un numéro d’identification d’un équipement qui est connecté à Internet).

Enfin, l’escroc mentionne dans son message une adresse de messagerie (mail) pour permettre à la victime de répondre et poursuivre l’échange où il lui demandera par la suite une somme d’argent pour abandonner les charges.

2. Faut-il avoir peur et en quoi est-ce une escroquerie ?

La réponse est simple : non ! Car il s’agit d’une simple arnaque qui vise à escroquer des victimes crédules en leur faisant peur avec de fausses accusations. Dans le cadre de ces campagnes de messages malveillants, l’objectif des escrocs est de dérober de l’argent en utilisant différents ressorts.

3. Que faut-il faire si on reçoit ce type de message ?

  1. Ne paniquez pas ! En effet, vous n’avez sans doute rien de réellement compromettant à vous reprocher. Par ailleurs, la consultation de sites pornographiques, dans le respect de la loi, n’est pas répréhensible.
     
  2. Ne répondez pas ! Car cela montrerait aux cybercriminels que votre adresse de messagerie est « valide » et que vous portez de l’intérêt au message d’escroquerie qu’ils vous ont envoyé.
     
  3. Conservez les preuves ! Le message reçu pourra vous servir pour signaler cette tentative d’escroquerie aux autorités.
     
  4. Signalez la tentative d’escroquerie sur la plateforme dédiée du ministère de l’Intérieur : Internet-signalement.gouv.fr.

4. Et si vous avez donné suite à l’arnaque et avez payé ?

  1. Rassemblez les preuves ! Conservez le message reçu, les échanges avec l’escroc ainsi que toute autre information que vous avez pu collecter et qui pourra vous servir pour déposer plainte auprès des autorités.
     
  2. Déposez plainte au commissariat de police ou à la brigade de gendarmerie ou encore par écrit au procureur de la République du tribunal judiciaire dont vous dépendez en fournissant toutes les preuves en votre possession.
    Vous pouvez être accompagné gratuitement dans cette démarche par une association de France Victimes au 116 006 (appel et service gratuits), numéro d’aide aux victimes du ministère de la Justice. Service ouvert 7 jours sur 7 de 9h à 19h.
     
  3. Contactez votre banque pour essayer de vous faire rembourser. Certaines banques exigeront la preuve du dépôt de plainte pour instruire votre demande.

5. Besoin de plus de conseils ?

Pour être conseillé dans vos démarches, contactez au besoin la plateforme Info Escroqueries du ministère de l’Intérieur au 0 805 805 817 (appel et service gratuits). Le service est ouvert de 9h à 18h30 du lundi au vendredi.

 

 

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